Réparation et Entretien

De l’entretien des beaux souliers

Un beau soulier est comme un bon vin : à mesure qu’il vieillit, sa robe, sa « patine » devient de plus en plus belle. Mais également comme tout objet précieux et donc fragile, savoir que  chaque paire de beaux souliers nécessite des soins au quotidien ou tout au moins à chaque fois qu’ils auront été portés.  

Voici donc quelques conseils intemporels d’entretien qui feront de vos souliers, des compagnes de votre élégance pendant très longtemps.

Les Règles de Bases

La première, est qu’il faut un roulement. Il n’est pas conseillé de mettre deux jours de suite la même paire : il faut à peu près 24h à des souliers pour sécher. La solution est d’alterner ses paires. 

La seconde est qu’il ne faut jamais laisser des souliers sans embauchoirs adaptés. Cela permet de les faire respirer et sécher tout en reprenant leur maintien initial. Le cèdre rouge ou le hêtre est un bois merveilleux pour son odeur agréable ainsi que pour les propriétés de son essence qui tue les parasites. Il est très important de choisir l’embauchoir à la forme du soulier. Chaque soulier est monté sur une forme propre à sa maison. Un embauchoir non adapté modifiera non seulement le chaussant,  mais déformera aussi le soulier et provoquera dans le temps de couteuses réparations. 

La troisième, qu’il ne faut jamais les faire sécher devant ou sur une source de chaleur (radiateur, cheminée…) : le cuir se craquèle, differents composants peuvent se durcir jusqu’à se casser et la chaussure peut se trouer. Il faut toujours mettre ses souliers avec un chausse pied pour ne pas casser ni déformer ses contreforts qui sont un des éléments de sa tenue dans la durée.

Le Premier Nettoyage

Tout d’abord, il faut considérer l’état du soulier. S’il est couvert de boue, de saletés ou de poussières épaisses, il faut le nettoyer le plus tôt possible, alors qu’il est encore humide. 

On enlève les differentes impuretés avec un chiffon doux mouillé. Il ne faut jamais cirer des chaussures où il reste encore de la saleté, cela laisserait des traces. Une brosse plus au moins dure peut être également utilisée et facilitera grandement cette opération.

Le Cirage 

Cette deuxième opération doit s’effectuer au minimum une demi-heure après l’application de la crème (l’idéal est de laisser celle-ci s’imprégner une nuit). 

Un chiffon et une brosse souple sont passés assez vite sur l’ensemble du soulier pour enlever a la fois les surplus de crème ainsi que toute poussière restante et offrir la surface la plus propre et la plus plane pour l’application de la pâte. 

La pâte de cire s’applique sur toute la chaussure à l’aide d’un chiffon souple, en massant le cuir dans un mouvement circulaire, plutôt qu’en le frottant. Commencer par le talon, puis la lisse (au besoin avec une petite brosse) et remonter jusqu’à l’ensemble de la tige, les garants et finir par le bout dur. 

Les pâtes de cire constituent la base de l’entretien des chaussures. Leur rôle est de rendre le cuir plus souple, imperméable et brillant (de le re-nourrir après l’utilisation du soulier et de protéger celui-ci pour les utilisations futures). 

Il est indispensable d’utiliser des pâtes à base de cire d’abeille très pure (à l’odeur elles sont extrêmement reconnaissables), qui ne bouchent pas les pores des cuirs et pénètrent en profondeur. Les bonnes pâtes de cire sont constituées à partir de minéraux qui pigmentent naturellement les peaux. Si le cuir de la chaussure est épais, choisissez une pâte de cuir contenant de la térébenthine afin de dilater les pores des peaux.  Surtout, évitez les pâtes de cire bon marché contenant du silicone ou du fluor qui empêchent tout échange thermique ; celles à base de kérosène qui brûle les peaux, ou celles contenant de la paraffine qui obstruent les pores des cuirs. Il faut se méfier des cires en tubes ou des cirages liquides avec applicateur-tampon en mousse  qui certes font très bien briller les peaux, mais qui on des effets à long terme dévastateurs. Les pâtes à base de cire d’abeille peuvent s’utiliser aussi souvent que l’on peut le souhaiter. Un cirage à chaque utilisation du soulier est recommandé.

Il faut laisser sécher, un quart d’heure minimum. Ensuite intervient la phase de polissage, celle qui fait briller les souliers plutôt avec des brosses souples en crin de cheval (surtout ne pas mélanger la brosse pour les chaussures marron et celle pour les chaussures noires…) puis au chiffon. Vous pouvez utiliser un chiffon seul mais l’effort est en proportion. Frottez de préférence par mouvements horizontaux très rapides tout d’abord puis vers la finition avec des mouvements circulaires un peu plus lent.

Pour les souliers en Daim, l’entretien en est assez délicat. Ils doivent être traités à l’aide d’une brosse en crêpe (En effet les brosses en métal sont beaucoup trop agressives et font boulocher les peaux très rapidement). Les tâches seront enlevées au solvant spécial et les divers détritus collés pourront être enlevés au papier de verre très fin. 

On peut également raviver le daim à l’aide d’un fer à vapeur en projetant celle ci à environ 30 cm de distance. Certains passionnés utilisent même de vieux rasoirs électriques pour « lisser » le daim . 

Si le « suède » de vos souliers est devenu feutré, passez-les au-dessus d’une bouilloire ou d’un récipient où l’eau est en ébullition. La vapeur redressera les poils et rendra au cuir sa belle apparence.Il vous sera également possible de redonner de la fraîcheur à vos souliers de « suède » en les frottant avec du papier carbone de la couleur de la peau : noir pour les souliers noirs, et bleu pour les souliers bleus.

Les chaussures en nubuck (Veau retourné, gratté et brossé) s’entretiennent à l’aide d’un chiffon imbibé d’eau chaude et savonneuse. On peut également utiliser un nettoyant spécial, et de laisser sécher ensuite les chaussures sur embauchoirs.

Pour faire briller le cuir verni, les trucs sont nombreux:  Frottez le cuir avec un chiffon fin imprégné de blanc d’oeuf légèrement battu.  Faites briller avec une flanelle sèche.  Passez sur l’objet un coton imbibé d’huile d’olive, attendez quelques minutes puis frottez avec une flanelle sèche.  Frottez le vernis avec un oignon coupé en deux, laissez sécher et faites briller avec une flanelle. Les chaussures en cuir verni doivent être plus fréquemment nettoyées que les autres, pour éviter qu’elles ne se ternissent. Utilisez un chiffon humidifié. Il est possible, enfin, d’utiliser la lanoline en spray (c’est même maintenant le plus fréquent).  Le traitement le plus efficace est de les frotter avec du lait ou encore du jus de citron ou  simplement un coton trempé dans du lait cru pour les voir briller, ou encore utilisez un lait démaquillant. Contre les traces de doigts sur le cuir vernis : il faut frotter le cuir avec du lait froid et un chiffon doux. Laissez sécher avant de polir. Vous pouvez aussi les frotter avec un peu de vaseline, polissez-les ensuite avec un chiffon propre et sec.

Les autres peaux et peaux exotiques: Les souliers en crocodile, en lézard ne supportent pas le cirage. En effet l’action de celui ci , de la main ou d’une brosse pour l’appliquer décolle les écailles et le cuir s’assèche. On peut les nettoyer lorsque les peaux sont très sales à l’eau oxygénée à 20 volumes, puis on les badigeonne à l’huile de ricin. Enfin il faut les frotter à la peau de chamois. Sinon pour  ces cuirs si particulier, il est conseillé d’utiliser un produit spécial reptile anti-cassure, très lustrant et très hydratant. Le galuchat subira le même traitement alors que le requin ou l’autruche pourront se cirer normalement

Le Glaçage

Le glaçage consiste à faire briller les souliers selon une technique proche du vernis au tampon dans le mobilier ancien. En effet on ajoute une goutte d’eau à la pâte de cire et l’on dépose une succession de couches sur les parties du soulier que l’on souhaite glacer. 

L’application de la pâte s’effectue au moyen de petits mouvements circulaires. Tout l’art réside dans le juste dosage d’eau et de cirage. Si l’aspect est trop pâteux il faut très légèrement ré-humidifier le chiffon, si l’eau perle, alors il faut mettre un peu plus de cirage. 

L’important est d’avoir un très bon chiffon (là est la clé du succès) , un chiffon en coton lisse par exemple (comme un mouchoir) et celui ci doit être très tendu sur le doigt. Comme pour la phase de cirage on utilise exclusivement de la pâte. Un beau glaçage nécessite au minimum une bonne demi heure par pied.

On obtiendra un glaçage merveilleux en laissant alternativement sécher les chaussures l’une après l’autre. Un collant de femme tendu ou rempli de coton est une astuce formidable pour terminer le brillant. Esthétiquement, il faudra toujours porter plus d’attentions aux parties les plus visibles qui sont le bout, ainsi que toute la partie extérieure du soulier.

Le glaçage doit être pratiqué avec modération ; on le réservera plus particulièrement au bout des chaussures ou toutes les parties dures (Garants, contreforts…). En effet les parties plus souples sont plus souvent  pliées par la marche et cela creuse des sillons au couleurs blanchâtres dans les differentes couches de patines (ce n’est pas un soucis de peau, mais soit le choix d’un cirage trop clair dans la patine, soit l’excès des couches de glaçage qui se sont « cassées »). De plus ces differentes couches ont tendance, si l’on patine trop les souliers, à asphyxier le cuir. Il faut régulièrement tout enlever à l’aide d’un peu de solvant après avoir placé les souliers sur leurs embauchoirs et imbibé un chiffon de trichloréthylène par exemple, puis on frotte les souliers que l’on laissera sécher loin de toute forme de chaleur. Une nuit plus tard ils seront de nouveau prêt pour tous les types de soins que nous avons aborder (même s’il est conseillé pendant quelques jours de simplement les cirer pour que la peau respire). 

Certains passionnés à l’extrême n’hésitent pas à employer certains produits pour décolorer les peaux ou leur donner un aspect de « veilles patines ». De l’Eau Ecarlate, de l’Eau de Javeldiluée, ou de manière de plus en plus fréquente, car c’est le plus efficace et ne laisse pas les traînées de l’eau de Javel : L’Acétone. Tous ces produits ne sont à manier qu’avec précaution et pour ma part, je trouve qu’il s’agit là d’une aberration. Dans la mesure où l’on achète de beaux souliers, l’artisan qui les a fabriqué ayant cherché les plus belles peaux, le mieux tanné possible, les décaper avec de tels produits est plus que dommage. Le soleil également décolorant les peaux, certains n’hésitent pas non plus, pour accélérer le processus de vieillissement, à passer leurs souliers sous des lampes à UV.

Autres Petits Trucs et Astuces 

Les taches de sel en hiver : frottez avec un linge humide puis essuyez les taches avec une solution faite de vinaigre de cidre et d’eau, à volume égal.  Laissez sécher, puis traitez le cuir comme vous avez l’habitude de le faire.Pour réparer les dégâts que laisse le calcium (traînées blanchâtres après que de l’eau ai pu tomber dessus) sur les cuirs, frotter avec un mélange composé d’une partie de vinaigre et de deux parties d’eau. Un blanc d’œuf battu étendu avec un pinceau nettoie aussi remarquablement le cuir.

La Pluie : Si vos souliers sont vraiment mouillées, dès que vous les enlevez, bourrez-les de papier journal ( qui va absorber l’humidité)  et, ou d’un embauchoir brut creusé.  Faites-les sécher en les posant sur le côté, loin comme nous l’avons vu de toute source de chaleur.  Quand elles sont bien sèches, qu’il n’y a plus d’humidité, enduisez-les de vaseline pure.  Attendez quelques heures.  Essuyez la vaseline et cirez normalement.  (Si vous n’avez pas de vaseline, frottez le cuir avec une pomme de terre crue coupée en deux.  Quand il est sec, cirez-le). Si par hasard des moisissures étaient apparues, après les avoir brossé, nettoyer avec de l’essence de térébenthine puis terminer l’opération en les recouvrant d’une fine couche de glycérine. Frottez les taches avec de la vaseline ou de la glycérine associé à un polissage fera reprendre l’aspect du neuf. 

La neige qui souvent provoque des traces blanches laissées par l’action du sel répandu sur la chaussée et autres produits chimiques utilisés pour la faire fondre, on peut les enlever également à l’aide d’un produit anti-sel du commerce.

Avant la première utilisation du soulier (si la maison ne l’a pas fait) il faut impérativement avoir le réflexe, de le garantir contre les taches de pluie en l’imperméabilisant, soit en le frottant avec du cirage incolore ou de quelques autres teintes (solution la plus traditionnelle) soit en pulvérisant une bombe spéciale . Il est également recommandé de bien protéger les piqûres et les coutures avec de l’huile de vison qui imperméabilise et préserve le cuir. 

Pour enlever facilement les marques et les taches causées par la pluie sur vos souliers en daim, frottez-les délicatement à l’aide d’un papier de verre (sablé) très très fin.

Les autres taches : 

La graisse : On obtient de bon résultat en appliquant une pâte faite d’alcool à brûler et de craie pilée. Une fois sèche, on brosse la pâte délicatement. Également de superbes résultats sur du cuir ou du daim sont obtenus en recouvrant la tache de graisse et les alentours de Terre de Sommières et en la laissant 24 à 48 heures se gorger du gras (comme pour l’essence) ;  ensuite il faut simplement brosser.  Une autre astuce très peu connue et très efficace est de mettre un peu de colle « a cuir » sur la tache de graisse et avec le doigt de faire une pâte ; on se rend très vite compte que lorsque la colle sèche en boule, celle-ci a absorbé la tache.

Pour un Daim taché de stylobille ou feutre, frottez avec un coton imbibé de jus de citron ou d’alcool à 90°. 

S’il y a une tache de cambouis, appliquez du beurre vingt-quatre heures, pour absorber le cambouis, puis de la terre de Sommières pour absorber la graisse. Pour le daim essayer également de frotter la tache avec un coton imbibé d’éther. Pour les daims « suède » sur lesquels il faut éliminer les taches de graisse, saupoudrez-les de talc ou de bicarbonate de soude. Ces produits absorbent le gras, puis frottez le  avec un vieux bas de Nylon pour lui redonner un air de jeunesse. 

L’encre : Les taches d’encre sur le cuir sont difficiles à enlever.  On y parvient cependant en recouvrant la tache de gros sel humide.  Laissez trois ou quatre jours en contact et lavez ensuite avec une éponge humide et frottez à l’essence de térébenthine.

Pour les Chaussures de cuir clair : Si l’on a une paire de chaussures claires malencontreusement tachée, commencez par la frotter avec de l’alcool glycériné (trouvé chez le pharmacien). Ensuite, saupoudrez la tache de terre de Sommières (trouvé chez le marchand de couleurs), que vous laissez vingt-quatre heures. Ensuite, brossez la terre qui a absorbé la tache, puis cirez. Les taches peuvent aussi disparaître si vous les frottez avec un chiffon imprégné d’essence. Si la tache est trop résistante, il ne reste qu’une solution se lancer dans une patine de cuir a l’aide d’un cirage plus foncé.

Pour les Chaussures de cuir foncé : Pour supprimer les taches sur du cuir foncé, la méthode consiste à utiliser tout simplement un chiffon imprégné d’alcool à brûler.  De plus, après ce traitement, vos chaussures brilleront plus qu’avant.  Une autre solution est de frotter les taches avec l’intérieur d’une peau de banane. 

Pour le Daim, frottez avec une brosse en crêpe et , ou une feuille de papier de verre très fine ou encore si la taches semble peu importante  et superficielle un peu de pain rassis ou de la mie de pain fraîche ( pour de la poussière ou de la sueur).Utilisez une gomme à crayon molle pour enlever les taches sur les souliers de daim.  Le chewing-gum lorsqu’il est collé sur du daim se détache aisément avec un glaçon.  Pour enlever les plaques brillantes des chaussures en daim, frottez-les délicatement avec le papier émeri, le plus fin possible (Le papier émeri présente néanmoins l’inconvénient d’user la peau).

L’Application d’une Crème: De temps en temps (mais pas trop souvent – essentiellement en hiver quand le froid ,  la neige  le sel peuvent agresser la peau)  , il faut appliquer une crème de type « pommadier », de préférence à l’aide d’une brosse spéciale, ou d’un chiffon. Le rôle des crèmes pour les souliers, qui contiennent de la lanoline (lait et eau), est comparable à celle des crèmes pour le visage. 

Elles vont à la fois réparer les plus gros dommages dus aux diverses agressions et réhydrater la peau. Elles servent à exalter les couleurs originales des cuirs, et constituent une base pour l’emploi des pâtes d’usage plus quotidien.

 Si les chaussures sont très fatiguées, la crème doit sécher pendant une nuit pour bien pénétrer les peaux. Il est conseillé de passer ces crèmes tous les 15 jours en hiver et tous les mois en été (sinon cela risque de l’encrasser). 

Accroc dans la peau : Il suffit de prendre un peu de colle sur une allumette et d’en mettre une pointe entre les deux morceaux de peau, puis d’en faire rouler une bille sur la partie traitée.Les éraflures et les marques légères sur un soulier de cuir disparaîtront, si vous les frottez légèrement avec une gomme à effacer de dessinateur.

Entretien du Cuir clair : Rien ne vaut le blanc d’œuf battu en neige dont on étale la mousse à l’aide d’un tampon propre. Si l’on termine avec un chiffon de laine, le résultat est spectaculaire. 

Entretien du Cuir de Couleur : Il faut un chiffon de flanelle et le saupoudrer de talc. Frottez le cuir puis faites une pâte constituée de deux tiers d’essence de térébenthine et d’un tiers de cire d’abeille molle. Une fois le cuir bien imprégné de cette pâte, laisser sécher et faire briller. 

Entretien du Cuir déteint : Le frotter avec un chiffon imbibé d’alcool à brûler qui ravive les couleurs originales.

Imperméabilisé le Cuir : Prendre un pinceau et un pot d’huile de lin tiède et passer ce pinceau trempé dans l’huile sur les semelles. Répéter l’opération 3 ou 4 fois et laisser sécher. En plus d’imperméabiliser le cuir, l’huile de lin fera taire des chaussures trop bruyantes ou qui peuvent grincer quand elles sont neuves. 

Remède contre le Cuir Durcit : Si le cuir de vos souliers durcit, il faut enduire ces derniers d’un peu de pétrole et surtout ne jamais les mettre à sécher près d’une source de chaleur. Pour les plus souples, les frotter régulièrement avec un tampon imbibé d’essence de térébenthine, puis les polir avec un peu de glycérine appliquée sur un chiffon pour renforcer la souplesse de la peau. Il est possible d’appliquer régulièrement des crèmes à base d’huile de vison qui contribueront elles aussi à l’assouplissement de la peau. 

Semelles qui glissent : Si vos chaussures glissent, deux possibilités pour ne plus avoir de tels risques : à la fois les frotter  avec une demi-pomme de terre crue et, ou avec du papier de verre. 

Semelle de cuir et de crêpe : Pour que les semelles restent propres ne pas hésiter à cirer la cambrure avec un cirage teinté ou de la graisse. Pour que les semelles de crêpe de vos souliers restent propres, enduisez-les de glycérine, puis le lendemain, saupoudrez-les de talc. Répétez cette opération au besoin. 

Glissoirs : Si le pied glisse à l’arrière du soulier lors de l’achat ; imbiber avec un peu d’alcool le glissoir. 

Talons : Si elles vous blessent à cet endroit, frottez l’intérieur du talon du soulier avec un pain de savon doux. 

La Réparation et les autres Services

Même le plus beaux des souliers, strictement conçus et fabriqués dans les règles de l’art, avec les matériaux les plus solides, s’usent, plus ou moins vite, selon le poids de la personne, sa démarche et la fréquence d’utilisation.  Plus les souliers sont beaux et précieux, plus leur propriétaire se doit d’y prêter beaucoup attention et des soins réguliers ; car souvent plus ils sont beaux, plus ils peuvent être fragiles.

Les semelles ainsi que le bout de la chaussure et les talons sont des endroits particulièrement sensibles. En cas d’usure, ils se remplacent. Plus la réparation intervient rapidement, plus elle est aisée. Un entretien régulier associé à une prévention assidue minimiseront les fréquences et les coûts de réparations.

Si le talon est peu usé, on peut ne changer que la talonnette en caoutchouc dur. Si le sous-bout est également endommagé, le cordonnier devra ôter le cuir usé, le patin de caoutchouc, ainsi que la couche de cuir qui se trouve en dessous, puis remonter entièrement le talon.

Lorsque la semelle commence à s’user, il se présente alors plusieurs possibilités :

Pour les vrais puristes, il n’existe que la solution du remontage. La chaussure est démontée et la semelle entièrement remplacée. Il ne faut confier ses souliers qu’à un excellent cordonnier, ou encore mieux ne les donner qu’à la maison qui a vendu les souliers.

En effet un des grand intérêts du ressemelage dans l’atelier d’origine est que la chaussure est remontée sur sa forme initiale. Ainsi elle redevient comme neuve et retrouve les qualités chaussantes de ses débuts (lorsque le cordonnier, aussi bon soit il ne possède pas comme c’est toujours le cas la forme de montage d’origine, il peut en découler des modifications dans le chaussant). Durant cette opération, les trépointes, le cuir et le liège intercalaires se doivent d’être remplacés ou simplement consolidés selon le besoin, tout comme le talon qui lui est systématiquement changé . 

Sinon il existe la solution du patin. Seul le patin en caoutchouc naturel est imaginable. Il se doit d’être fin pour ne pas faire subir à l’ensemble des coutures du soulier des pressions inutiles et ne pas alourdir exagérément celui-ci. Bien évidemment, il se doit d’être mis par un cordonnier exceptionnel car sa pose nécessite pour sa finition un fraisage qui si il est trop vite fait ou mal réalisé peut nuire considérablement aux souliers (la couture du semellage peut être irrémédiablement coupée). Bien posé c’est là une excellente solution associée à un coût très raisonnable.

Enfin une solution intermédiaire de moins en moins utilisée peut consister à ne faire qu’une demi semelle. Si la semelle est usée ou percée, mais que ses coutures sont intactes, il suffira d’ajouter une demi-semelle après avoir éliminé les parties endommagées.

La pose de fers exclusivement vissés peut être également demandée. La encore il se doivent d’être confiés à un homme de l’art. En effet une vis mal placée peut couper un fil et causer des dommages irrémédiables au soulier. Le fer s’il accentue l’aspect glissant de la semelle peut ralentir l’usure de celle ci. Il est loin d’être obligatoire sur des souliers de très belle qualité, cela ne dépend que de la façon de marcher de chacun.

Si vous avez un doute sur l’ensemble de ses conseils, n’hésitez à confier vos souliers à de vrais professionnels ; vous n’aurez que plus de plaisir !